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L’équipe de France de water-polo a remporté, dimanche, son huitième de finale des championnats du monde face à l’Australie (11-8). Un succès qui amène l’équipe de France dans le top huit mondial, une première depuis les Mondiaux de Madrid, en 1986. 37 ans plus tard, l’heure était à l’émotion et à la fierté dans le clan tricolore, avant d’affronter l’ogre espagnol au prochain tour.

 

Les accolades se multiplient, les cris de joie et les applaudissements se confondent en décibels. Ils l’ont fait. Les Français viennent de mettre fin à 37 ans sans retrouver le top huit mondial aux championnats du monde. Face aux Springbokes du water-polo, les joueurs de l’équipe de France ont récité une belle partition pour se hisser en quarts de finale. Avant d’affronter l’Espagne, et même si les champions du monde ibériques sont déjà dans un coin de la tête, la satisfaction du devoir accompli était là. Pour le capitaine Ugo Crousillat, c’est les yeux rougis par l’effort et par l’émotion qu’il s’est confié aux journalistes français venus assister au succès des Bleus.

« Je suis super content vraiment. Je suis très ému parce qu’on a confirmé. C’est quelque chose de fort par rapport à l’année dernière. On a déjà franchi une étape aux championnats d’Europe. On est beaucoup plus attendus et on a réussi à confirmer ça : minimum rentrer dans le top huit aux championnats du monde. C’est quelque chose de fort, mais on ne veut pas s’arrêter là. On va tomber contre les champions du monde, la meilleure équipe du monde, mais on va bien préparer ce match et on va y aller pour le gagner. »

 

Le sélectionneur Florian Bruzzo savoure lui aussi cette victoire et surtout ce cap franchi par son équipe qui gagne en régularité sur les dernières compétitions.

« C’est surtout de la satisfaction de se qualifier en quart de finale pour la troisième compétition de suite. Dans notre objectif suprême, que vous connaissez tous, c’est aller s’installer dans le top huit à chaque fois aux compétitions internationales, c’est important. Cela montre la consistance dans le travail et la continuité. On est une équipe en construction avec un nouveau staff depuis deux ans. Les équipes nationales, c’est chaque été, on n’est pas au quotidien ensemble. C’est le plateau mondial, c’est une compétition qui est plus relevée que les Jeux olympiques car il y a des qualifications par continent aux Jeux. Pour nous, c’est bien d’être dans le top huit mondial avec des équipes que l’on retrouvera aux Jeux. L’Espagne est une belle équipe, ils sont champions du monde en titre et gagnent tout, mais on ne les considère pas comme un Everest. »

Photo : Deep Blue Media

 

Pour Thomas Vernoux, élu homme du match après une partition de très haut vol et quatre unités à son compteur, le moment est venu de profiter de ce beau succès.

« Je suis vraiment content. C’est un été long et dur, depuis deux mois, et on a notre premier objectif de fait. On est vraiment content d’avoir réussi à faire un très bon match. On est une équipe très soudée, compacte jusqu’à la fin. On savait que si on restait tous avec la même mentalité, on allait gagner à coup sûr. On est venus ici dans l’optique d’aller chercher une médaille, donc on n’a pas rien à perdre. Le premier objectif de rentrer dans les huit a confirmé le travail. L’Espagne est une équipe qui joue très bien, surtout en ce moment, donc cela va être compliqué d’aller chercher notre objectif initial de médaille. On est là aussi, on prouve à chaque match que l’on est de mieux en mieux et, sur un match, tout peut se passer. »


Photo : Deep Blue Media

 

A Fukuoka, Louis Delvinquière

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