Eau Libre

La natation en eau libre est une discipline olympique depuis les Jeux de Pékin en 2008 qui se tient en milieu naturel. L’épreuve du 10 km est la seule à avoir intégré le programme olympique.

Tous les ans sont organisés des championnats de France indoor du 5 km et des championnats de France toutes épreuves confondues (5 au 25 km). Le 5 km se déroule à la fois en ligne, les concurrents partent en même temps, et contre la montre, les nageurs s’élancent à tour de rôle. Les 10 et 25 km ne se pratiquent qu’en ligne. Tout au long de l’année, l’élite de la discipline s’affronte lors des étapes de coupe du monde. Les championnats d’Europe et du monde ont lieu en même temps que la natation course, la natation synchronisée et le plongeon. Les Euro, les années paires et les Mondiaux, les années impaires.

Nécessitant des qualités d’endurance, la discipline requiert également un sens tactique. La gestion de la course est capitale. Elle peut, à certains égards, s’apparenter à une épreuve cycliste. Rien d’étonnant donc à ce que la discipline soit régulièrement dominée par des nageurs expérimentés !

Axel Reymond : « Un esprit de partage »

Champion d’Europe du 25 km, Axel Reymond est à seulement 20 ans la nouvelle figure de proue de l’eau libre française. Une performance exceptionnelle, mais pas aussi surprenante qu’on pourrait le croire ! En 2012, le Francilien s’était déjà hissé sur la troisième marche d’un podium continental.

Axel, quels souvenirs conserves-tu de ton titre européen ?

Que des bons, évidemment ! Je me suis échappé avec un nageur russe et heureusement qu’il était là… Tout seul, ça aurait été trop difficile ! Nous avons nagé ensemble, un vrai travail d’équipe, mais à la fin, j’ai cru que je n’allais jamais réussir à le distancer. Il s’accrochait, alors j’ai zigzagué dans la dernière ligne droite et lorsqu’il a commencé à lâcher prise, j’ai accéléré et j’ai vu qu’il n’arrivait plus à suivre. Mais même à ce moment-là j’ai continué d’accélérer. Je n’en pouvais plus, mais j’ai eu tellement peur qu’il me rattrape. A l’arrivée, dans le chenal, tout seul, c’était incroyable !

Comment as-tu découvert l’eau libre ?

J’ai commencé à nager dès mon plus jeune âge. Au début, je ne disputais que des compétitions en bassin, et puis mon entraîneur, Magali Mérino, m’a proposé de participer à une étape de coupe de France d’eau qu’elle organisait. J’ai accepté et c’est à 14 ans que j’ai pris part à ma première compétition d’eau libre.

Qu’est-ce qui t’as plu dans ce sport ?

Dès ma première compétition, j’ai trouvé ça excitant ! Nager en milieu naturel procure une grande sensation de liberté et ça permet de voyager et de découvrir des endroits incroyables. L’eau libre, c’est aussi une ambiance fantastique et un esprit de partage unique en son genre ! L’effort est certes plus intense qu’en bassin, notamment sur 25 km, mais la solidarité et l’esprit de camaraderie est tel, qu’on occulte rapidement la souffrance pour ne retenir que le plaisir !

Justement, comment fais-tu pour gérer les efforts au long cours qu’imposent les épreuves d’eau libre ?

A vrai dire, et même si cela peut surprendre, je prends un tel plaisir que je ne ressens même plus la difficulté ! Evidemment, je m’entraîne énormément pour performer ! Les gens ont certainement du mal à se représenter l’entraînement que cela demande, mais il faut savoir que j’en suis à 25 km par jour. En stage, il m’arrive même de monter jusqu’à 30 bornes. Cela implique d’apprendre à gérer ses journées et notamment les séances de repos, sinon, c’est quasiment impossible de tenir.

Comment encouragerais-tu des nageurs à pratiquer la natation en eau libre ?

L’eau libre est accessible à tous et tout le monde peut s’y épanouir à son aise. Ce n’est pas parce qu’on fait de l’eau libre qu’on est obligé de nager 5, 10 ou 25 km. Pour les plus jeunes, il y a des courses de 500 mètres qui sont régulièrement organisées sur tout le territoire français.

Partenaires Officiels