Natation Estivale

La natation est un sport qui se pratique aussi l’été. Il était donc naturel que la Fédération Française de Natation propose à ses licenciés une pratique estivale au sein de clubs d’été ouverts de mai à septembre.

Pour certains, la natation estivale est même une porte d’entrée vers la pratique de la natation à haut niveau. Ainsi, Jean-Christophe Sarnin, vice-champion du monde du 200 m brasse à Perth (Australie) en 1998, a débuté dans un club de natation estivale. Cette pratique recense plus de 10 000 licenciés ! Chaque été depuis 1998, le dernier week-end du mois d’août, les nageurs de douze régions s’affrontent lors de la coupe de France des clubs d’été, compétition réservée aux minimes et aux cadets.

Mais la natation estivale est aussi l’occasion d’apprendre à nager ou de découvrir la natation en milieu naturel. L’opération Savoir Nager s’adresse, à ce titre, aux enfants âgés de 6 à 12 ans. Elle tend à endiguer la problématique des noyades. Depuis son lancement en 2008, plus de 15 000 enfants ont appris à nager. L’opération Nagez Grandeur Nature est, quant à elle, ouverte à tous les pratiquants. Elle permet de découvrir de façon ludique et conviviale la natation en mer, en rivière ou en lac !

Natation estivale : convivialité et émulation

Vice-champion du monde du 200 m brasse à Perth (Australie) en 1998, Jean-Christophe Sarnin a toujours entretenu un lien fort avec le club de Chauffailles, son village de Saône-et-Loire et la structure de ses débuts aquatiques. Des compétitions du dimanche après-midi à une médaille internationale, retour sur l’émergence d’un champion « estival ».

Pourquoi avez-vous choisi de vous inscrire dans un club de natation estivale ?

Enfant, j’habitais un petit village de 5 000 habitants doté d’une belle piscine découverte. L’été, ne partant pas en vacances et ma sœur pratiquant déjà la natation, je me suis inscrit au club pour m’occuper dès l’âge de 7 ans. Pour moi, c’était vraiment un endroit convivial où les jeunes se réunissaient. Les compétitions tous les week-ends nous occupaient agréablement et créaient une certaine émulation.

Justement, comment passe-t-on des compétitions du dimanche à un titre de vice-champion du monde ?

Lors de mon inscription en club d’été, je ne me projetais pas sur l’avenir. Il est vrai que j’aimais bien la compétition, mais à aucun moment je me suis dit que je serais le meilleur. J’ai surtout eu la chance de faire les bonnes rencontres et d’avoir un environnement propice à la performance. Mais tout cela a pris forme dans un processus gradué. C’est en travaillant que j’ai progressé et en progressant que je me suis ouvert des perspectives. Une fois au cœur de l’action, obtenir une médaille devient possible.

Quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes licenciés de natation estivale, qui rêvent de réussir une grande carrière inter

C’est une question piège. Il serait, pour moi, présomptueux d’y répondre car je ne détiens pas les clés du succès. Réussir une carrière de nageur est un processus complexe. Pour ma part, le fait de pratiquer d’autres activités en dehors de la natation, m’a permis d’obtenir de bons résultats sans m’entraîner autant que les autres. Il n’y a pas de réponses structurées à cette question, ni de recette miracle.

A quel moment avez-vous intégré un club d'hiver ?

Je suis resté jusqu’à l’âge de 16 ans dans mon club de natation estivale. Pour mon entrée au lycée, j’ai dû quitter mon village. J’avais le projet d’intégrer le club de water-polo de Moulins qui, par le biais de leur entraîneur, m’avait proposé de me former. Finalement, cela ne s’est pas fait. J’ai ensuite participé aux championnats régionaux des clubs d’hiver et deux entraîneurs sont venus me présenté leur projet. L’un a particulièrement retenu mon attention.

Avez-vous observé des différences majeures entre les clubs de natation estivale et les clubs d'hiver ?

Cela va peut-être vous paraître simple, mais une compétition, quelle qu’elle soit, reste une confrontation entre athlètes ! C’est un jeu qui amène les gens à vouloir toucher le mur en premier. Alors, certes l’environnement est différent et provoque une pression unique à chaque fois, parce que davantage de personnes s’intéresse aux Jeux Olympiques qu’à la coupe de France des régions, mais le processus est le même !

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