À propos

Fiche d'identité
Nom : 
MUFFAT
Prénom : 
Camille
Date de naissance : 
Samedi 28 Octobre 1989
Lieu de naissance : 
NICE
Spécialités : 
Crawl
Clubs : 
OLYMPIC NICE NATATION
Taille : 
182
Poids : 
70
Entraîneur : 
PELLERIN Fabrice
Principaux titres

Jeux olympiques 1 Or, 1 Argent, 1 Bronze

Ch. du monde grand bassin 4 Bronze

Ch. du monde petit bassin 1 Or, 1 Bronze

Ch. d'Europe grand bassin  1 Argent, 1 Bronze

Ch. d'Europe petit bassin 4 Or, 2 Argent, 1 Bronze

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La suivre

3
médailles Olympiques

Biographie

Camille Muffat, l’abnégation olympique

Longtemps abonnée aux podiums nationaux, Camille Muffat a su se remettre en question pour bousculer la hiérarchie internationale et tutoyer les rêves de son enfance qui la propulsaient sur la plus haute marche d’un podium olympique.

La mue s’est opérée en septembre 2010 ! Un mois plus tôt, les Bleus éclaboussent les championnats d’Europe de Budapest en récoltant vingt et une médailles, dont huit d’or. Le bilan est historique. La natation française au firmament. Tous ont brillé, ou presque. Quatrième d’un 200 m 4 nages qui lui semblait promis, Camille Muffat digère sa déception. A l’époque, le DTN Christian Donzé s’interroge : « Toute l’année, elle mène les bilans mondiaux, mais une fois en compétition internationale, elle a du mal à donner sa pleine mesure. Camille est une très grande championne, mais elle doit maintenant dépasser ce cap pour continuer à progresser. »

Ce que l’on oublie alors c’est que la Niçoise est jeune. En août 2010, elle n’a que 20 ans, soit à peine deux ans de plus que Yannick Agnel, couronné sur 400 m nage libre en Hongrie. « Camille a explosé à 15 ans, lors des championnats de France de Nancy en 2005, où elle avait battu Laure Manaudou sur 100 m 4 nages », rappelle son entraîneur d’alors Fabrice Pellerin. A cette époque, la Niçoise incarne l’avenir ! Oui mais voilà, nager n’est pas gagner et la Sudiste, en dépit d’un investissement colossal à l’entraînement, ne fera pas l’économie de l’apprentissage du haut niveau. Elle doit apprendre. Tout apprendre. A commencer par échouer pour mieux cerner ses objectifs.

En septembre 2010, Fabrice Pellerin provoque une discussion avec sa nageuse à son retour de vacances. Le technicien niçois veut éviter que son joyau ne tergiverse. Les Euro sont derrière. Le doute devant. Après seulement 24 heures de réflexion, Camille annonce à son mentor qu’elle renonce aux quatre nages, sa discipline de prédilection, pour se consacrer au crawl. C’est là, affirme-t-elle, qu’elle se sent le plus à l’aise, en mesure de s’illustrer enfin sur la scène internationale. Quatre mois plus tard, la Sudiste enlève le titre du 200 m nage libre aux Mondiaux de Dubaï en petit bassin (décembre 2010). En juillet 2011, Camille finalise sa mue en s’adjugeant deux médailles de bronze aux championnats du monde de Shanghai sur 200 et 400 m nage libre. Plus rien ne sera jamais comme avant.

En 2012, à Londres, la Niçoise livre une prestation époustouflante ! La voilà championne olympique du 400 m nage libre, un Everest qu’elle tutoie à nouveau aux Euro de Chartres en petit bassin en raflant trois titres continentaux. Camille est au sommet ! Trop haut peut-être. Les Mondiaux de Barcelone de l’été 2013 sont une souffrance. Elle en repart avec deux médailles de bronze et des désirs de pause. Une interruption qui surviendra en juillet 2014 à la veille de l’Open de France. « J’ai réalisé un rêve en devenant championne olympique. J’ai réalisé ce qu’il y avait de mieux à faire et j’avais envie de passer à une autre étape de ma vie », livre-t-elle à l’époque, simplement, à sa manière. « La natation m’a beaucoup apporté, mais maintenant, je vais vivre ma vie et construire mon avenir. »

Médiathèque

Photos

Disparition Camille Muffat
10 Mars 2015
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