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Pour son entrée dans ses premiers championnats du monde depuis 2001, l’équipe de France masculine de water-polo n’a pas réussi à bousculer une solide formation Italienne. Capable de rivaliser pendant les deux premiers quarts temps de la rencontre, les Bleus se sont ensuite progressivement fait « manger » par des Transalpins « joueurs ». Rien d’alarmant pour le capitaine Ugo Crousillat, satisfait de la prestation des jeunes pousses tricolores, qui entend à présent voir son groupe se rebeller contre l’Australie que les Français affronteront mercredi (19 juillet) à 9h30.

Ugo, que retiens-tu de cette entrée en matière ?

Le score est assez large, ce n’est jamais facile à vivre, mais on s’attendait à ce que ce soit difficile car l’Italie est médaille de bronze aux Jeux Olympiques. On a donné notre maximum, mais il y a eu beaucoup d’erreurs tactiques qu’il va falloir corriger avant le match contre l’Australie. Il faut essayer de passer rapidement à autre chose. Nous ne sommes pas venus pour disputer une rencontre, mais un championnat du monde. La compétition est encore longue.

Quel était le mot d’ordre avant d’affronter les Italiens ?

Prendre du plaisir et ne pas se mettre de pression car nous n’avions rien à perdre.

​(KMSP/Stéphane Kempinaire)

Tu parles « d’erreurs tactiques ». Qu’entends-tu par-là exactement ?

Il n’est jamais facile de rentrer dans une compétition aussi importante face à une équipe comme l’Italie. Il nous a manqué de l’expérience, de la patience dans certains moments et contre des formations de cette dimension, ça va très vite. Dans le deuxième quart temps, nous avons réussi à revenir au score, mais dès que l’on perd notre concentration, nous avons encaissé deux ou trois buts.

En effet, après avoir fait quasiment jeu égal dans le deuxième quart, vous perdez pied en seconde mi-temps (3-10). Comment l’expliques-tu ?

Les Italiens se sont un peu relâchés dans le deuxième quart et nous avons pu revenir, mais après, ils ont élevé leur niveau de jeu et nous, au lieu de rester sur notre rythme, on se précipite et on perd notre jeu.

(KMSP/Stéphane Kempinaire)

Quel regard portes-tu sur la prestation des jeunes joueurs de l’équipe de France (Logan Piot, Guillaume Dino, Hugo Fontani) ?

Ils peuvent être très satisfaits de ce qu’ils ont apporté à l'équipe, chacun dans leur registre. C’est de très bon augure pour la suite car nous avons tous vu que l’on pourrait compter sur eux pour les prochains matches.

Comment faudra-t-il aborder la prochaine rencontre face à l’Australie (mercredi 19 juillet) ?

Il va falloir travailler la vidéo et analyser notre prestation pour en tirer des enseignements. L’Australie, c’est plus abordable, mais cela reste une nation qui est toujours présente dans les grands rendez-vous internationaux. On sait qu’ils sont un peu diminués, mais nous aussi, car nous avons perdu des joueurs importants. Mercredi, ce sera un combat car ce sera déjà un match décisif pour accéder aux quarts de finale.

Recueilli à Budapest par A. C.

(KMSP/Stéphane Kempinaire)

FRANCE – ITALIE : 9-18 (2-5, 4-3, 1-7, 2-3)

France : Garsau, Saudadier, Kovacevic (1), Piot, Guillaume (2), Simon (1), Crousillat (3), Izdinsky, Marzouki (2), Laversanne, Peisson, Camarasa, Fontani.

 

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